Enfin la fin de l’année scolaire

Enfin la fin de l’année scolaire

17Juin
fin d'année scolaire blogue

Enfin, l’année scolaire achève. Plus que quelques jours et nos enfants plongeront dans la liberté estivale. Terminé le joug de l’apprentissage contrôlé. Comme parent, je profiterai aussi de ces deux mois d’accalmie : finis les devoirs!

Juin est essoufflant. Mes jeunes sont tannés des devoirs; ils préfèrent jouer dehors. Comme les vôtres, j’imagine. Je les comprends. Moi aussi j’opterais volontiers pour des fins de journée sans obligations.

Philippe Perrenoud de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’Université de Genève image très bien cette saturation :   « Alors que les salariés ordinaires peuvent penser aux loisirs lorsqu’ils ont fini leur journée, les élèves sont comme les cadres : ils n’ont jamais fini. Les devoirs correspondent à des heures supplémentaires, hélas imposées et mal rétribuées. »

Très d’accord. Cependant, les devoirs, surtout en cette période de l’année, développent la persévérance. Apprendre à ne pas lâcher, à compléter ce que l’on entreprend. En plus, cette dernière étape compte pour 60 % de l’année scolaire. Je répète donc quotidiennement à mes enfants de poursuivre les efforts, de travailler fort sans jusqu’à la fin.

Ce discours, je le dis pour les motiver, mais aussi pour me rappeler de ne pas abandonner. Comme mes enfants fréquentent l’école primaire, ils ont besoin de supervision pour les devoirs. L’apprentissage de la lecture et des tables de multiplication, ça demande un accompagnement constant.

Devoirs et leçons : ma contradiction paradoxale

J’aurais par fois envie de crier aux enseignants de cesser les devoirs dès la fin mai. Les enfants sont écœurés! Toutefois, je leur reprocherais du même souffle de ne pas profiter de l’entièreté du calendrier scolaire.

Mais durant combien des 180 jours de classe doivent-ils apprendre? Doit-on pousser jusqu’au 23 juin avec un dernier examen? Au secondaire, on dirait bien que oui. Au primaire, vaut mieux que non.

Ça forge le caractère, me direz-vous. En effet, je ne crois pas que mon patron accepterait que je regarde des films et que j’étire mon heure du dîner durant la semaine précédant mes vacances. Alors, pourquoi les jeunes enfants ont-ils droit à ce traitement de faveur?

Parce que ce sont des enfants, justement. Parce qu’apprendre est plus épuisant qu’effectuer une tâche habituelle et répétitive qu’on a fait 1000 fois.

Et aussi parce que délaisser les maths au profit des arts et de l’activité physique, ça fait aussi partie d’une éducation complète.

Fin de l’année scolaire : motivation déficiente

J’ignore comment se déroule votre retour à la maison. Chez nous, une fin de journée typique de juin ressemble à cela :

À 16 h, les enfants reviennent de l’école, mangent une collation et vont jouer dehors.

À 17 h, on leur demande d’entrer dans la maison pour la routine du soir : devoirs, souper, douche, activité calme et dodo tôt car demain il y a (encore) de l’école.

À 17 h 10, on leur demande d’entrer dans la maison pour la routine du soir : devoirs, souper, douche, activité calme et dodo tôt car demain il y a (encore) de l’école.

À 17 h 15, on hausse légèrement le ton. La logique parentale prend le dessus sur notre envie d’adulte d’ ouvrir une bière et de la boire tranquillement sur le balcon. Nous aussi on a hâte à l’été.

À 17 h 20, enfin, on perçoit un brin de collaboration de la progéniture.

À 17 h 30, on s’attaque aux devoirs et aux révisions de fin d’année.

Le temps file rapidement; on soupe tard. La routine installée ces neuf derniers mois déraille. Après le repas, les enfants veulent retourner jouer dehors. « C’est bon pour la santé » clament-ils. J’ai peu de contre-arguments, si ce n’est que l’année scolaire n’est pas terminée et qu’il faut se coucher à la même heure que d’habitude pour être en forme car… l’année scolaire n’est pas terminée.

Vous voyez ce que je veux dire? Alors, je laisse de côté le ludisme de l’été qui arrive et je remets mon chapeau de papa. Je reprends mon discours de juin que je récite par cœur. J’arrive à convaincre mes enfants de l’importance d’un sommeil salutaire. Enfin, j’ignore s’ils y croient, mais ils finissent par aller se coucher.

Demain, on recommence. Il y aura des devoirs et une routine que plus personne n’a envie de suivre. C’est ainsi depuis le début du mois de juin.

Heureusement, la fin approche. Ça sent la liberté estivale. Une autre routine s’installera, mais avec beaucoup plus de latitude.

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À propos de l'auteur

  • Jean-Pierre

    Bachelier en communication, rédaction et multimédia à la suite d’un retour aux études complété en décembre 2014, Jean-Pierre communique depuis le milieu des années 1990 à l’écrit comme à l’oral. Animateur, rédacteur, journaliste : du moment qu’il peut échanger avec les autres, il y trouve son compte.

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