La bonne température éloigne les blessures

La bonne température éloigne les blessures

25Jan
température au bureau

La température à votre bureau est gérée par un thermostat central? Deux scénarios possibles en découlent. Soit Madame porte son manteau parce qu’elle gèle, soit Monsieur transpire sa vie en t-shirt? Je ne suis certainement pas le seul à vivre cette situation!temperature-au-bureau

Saviez-vous qu’il existe une norme pour ajuster la température?

Nous parlerons donc cette semaine de « degrés ». Une température ambiante idéale peut éviter des inconforts, voire des douleurs professionnelles. C’est vrai au bureau, mais également dans votre voiture.

Ainsi, je complète aujourd’hui ma trilogie sur l’ergonomie. Après le bureau ergonomique et le pelletage sans blessures, voici mon segment sur le confort thermique.

Température au bureau : les hommes ont chaud, les femmes ont froid

Voici ce que dit le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail à ce sujet.

La norme CAN/CSA Z412-F00 (C2011) intitulée L’ergonomie au bureau, indique des plages acceptables de température et d’humidité relative pour les bureaux au Canada. Ces valeurs sont identiques à celles recommandées par la norme 55 – 2010, « Thermal Environmental Conditions for Human Occupancy », de l’American Society of Heating, Refrigerating, and Air Conditioning Engineers (ASHRAE). Ces valeurs ont été élaborées pour répondre aux besoins de 80 % des gens, ce qui signifie qu’un petit nombre de personnes seront inconfortables, même si les exigences sont respectées. Des mesures additionnelles peuvent donc être nécessaires.

On recommande généralement de maintenir la température entre 21 et 23 °C (69 à 73 °F). L’été, lorsque les températures extérieures sont plus élevées, il est recommandé de garder la température de l’air climatisé légèrement plus élevée dans le but de minimiser l’écart entre l’intérieur et l’extérieur.

 

Plages de température et humidité pour le confort
Conditions Humidité relative Plages acceptables de température
°C °F
Été (vêtement léger) Si 30 %, alors
Si 60 %, alors
24,5 à 28
23 à 25,5
76 à 82
74 à 78
Hiver (vêtement chaud) Si 30 %, alors
Si 60 %, alors
20,5 à 25,5
20 à 24
69 à 78
68 à 75

 

Maintenant, vous connaissez la norme. Reste à voir si vous et vos collègues faites partie du 80 % ou si vous devrez négocier les Celsius.

Conduite automobile ergonomique

Ajuster le siège du conducteur dans sa voiture relève d’une entreprise minutieuse. Il existe vraiment beaucoup d’étapes : le siège (sa hauteur, son inclinaison, sa distance du volant), le volant comme tel, le dossier du siège, l’appui-tête, les miroirs extérieurs, le rétroviseur, etc. Sauf qu’en respectant ces étapes, on peut éviter plusieurs douleurs.

Je fais fi de tous les détails, car ils sont nombreux. Juste en exemple, voici ce que le site du CCHST écrit à propos de la hauteur du siège :

Hauteur du siège — Élevez le siège aussi haut que possible sans perte de confort. La hauteur augmentera votre champ de vision extérieur. Votre regard devrait se trouver au moins 76 mm (3 po) au-dessus du volant. Assurez-vous que le dégagement à la tête (espace entre votre tête et le plafond) est suffisant. N’oubliez pas d’ajuster vos rétroviseurs après avoir ajusté le reste.

Je vous laisse consulter l’article intégral par vous-mêmes, si cela vous interpelle.

Les experts conseillent également de faire une pause après deux heures de conduite pour s’étirer et se délier les muscles. Ils rappellent aussi l’importance d’avoir une température adéquate dans l’habitacle.

Bref, on peut éviter une panoplie de douleurs et de la fatigue inutile simplement en prenant quelques minutes pour préparer notre véhicule.

En terminant, quel que soit votre métier, je vous invite à visiter le site du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. Vous y trouverez assurément des trucs pour éviter des blessures. Que vous soyez fermier, coiffeuse ou boucher, il y a un article pour vous.

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À propos de l'auteur

  • Jean-Pierre

    Bachelier en communication, rédaction et multimédia à la suite d’un retour aux études complété en décembre 2014, Jean-Pierre communique depuis le milieu des années 1990 à l’écrit comme à l’oral. Animateur, rédacteur, journaliste : du moment qu’il peut échanger avec les autres, il y trouve son compte.

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